L’apprentissage, facteur de réussite sociale

L’apprentissage est en mauvaise santé : chaque année, il attire moins de jeunes. Pourtant, cette filière de formation est vitale pour l’économie, les entreprises et concourt à la stabilité sociale. En matière d’éducation, nos priorités doivent donc être revues.

Souffrant des mêmes maux nommés exclusion sociale et chômage des jeunes, les Etats-Unis, la Chine ou encore la Grande-Bretagne s’inspirent désormais du modèle de formation des pays germanophones, où la jeunesse est au travail.

 

Plutôt que de s’obstiner à inventer un modèle français, probablement condamné à l’échec, mieux vaut faire preuve de curiosité et s’inspirer de modèles ayant prouvé leur efficacité.  

 

Le modèle d’apprentissage qui fonctionne repose sur des bases connues.  

 

Il est un choix précoce (vers 13 et 14 ans) précédé par des visites d’entreprises grandes, mais surtout petites et moyennes. Commencé dès la fin de la scolarité obligatoire, l’apprentissage s’étend sur 2, 3 ou 4 ans et se conclut par un certificat de scolarité.

 

Dit « dual »,  cet apprentissage se déroule dans l’entreprise 3 à 3,5 jours par semaine, le reste du temps en centre scolaire. Les jeunes apprentis sont payés une fraction des salaires fixés dans les différentes branches choisies. Sans aides publiques, cet apprentissage dual s’avère rentable pour les entreprises à compter de la 3ème année. 

 

Au sortir de leur parcours, les jeunes trouvent rapidement un emploi en adéquation avec la formation suivie. Au final, tant chez les jeunes que chez les adultes, le chômage est résiduel. 

 

L’apprentissage conçu dans ces conditions offre de nombreux avantages:

 

- Il revalorise les filières non « académiques » qui, aujourd’hui en France, saturent tout le champ médiatique. Aucun journaliste, aucun homme politique, aucun grand patron, n’est issu de l’apprentissage, à la différence de l’Allemagne, de l’Autriche ou de la Suisse.  

 

- S’adressant à un public que l’école a découragé, l’apprentissage dual est une antidote à l’exclusion scolaire (150 000 jeunes chaque année sur un total de 800 000 quittent l’école sans parfois savoir lire et écrire), et à ses conséquences sociales et politiques : humiliation, apartheid, etc. Les plus gros contingents de jeunes terroristes viennent des pays ayant le plus poussé l’académisation de leurs systèmes de formation : France, Belgique, Tunisie. 

 

- Il est la meilleure adéquation entre les formations dispensées et le marché du travail 

 

- L’apprentissage dual promeut les PME et leurs représentants dans l’univers médiatique, puis politique. 

 

La revalorisation de l’apprentissage repose cependant sur un préalable : la promotion de ce système de formation ne réussira qu’à la condition d’être assurée par des ambassadeurs crédibles, eux-mêmes issus de l’apprentissage ou patrons de PME. 

 

L’apprentissage dual, à la différence de l’apprentissage en alternance, s’adresse en effet prioritairement aux PME.

 

En savoir plus en cliquant sur : lire la contribution version longue  sur l'apprentissage

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